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Surdité professionnelle au Québec : Et si votre audition racontait l’histoire de votre carrière ?

  • il y a 19 heures
  • 4 min de lecture
Industrie de l'aluminium

Prenez un instant.


Repensez à vos premières années de travail.


Le bruit des machines.

Le son constant des scies.

Le marteau pneumatique.

Le compresseur.

Les camions.

La foreuse.

Les ateliers métalliques.

La scierie.


Au début, ça ne dérange pas.

On s’habitue.


Puis un jour, on se surprend à dire :


  • « Hein ? »

  • « Peux-tu répéter ? »

  • « Parle plus fort, il y a du bruit. »



Et tranquillement, sans s’en rendre compte, on compense.




La surdité professionnelle ne fait pas mal.



Elle ne frappe pas d’un coup.


Elle s’installe doucement.

Souvent pendant 10, 15, 20 ans.


Au Québec 93 % des maladies professionnelles sont reliés aux troubles auditifs. Des milliers de travailleurs sont donc exposés chaque jour à des niveaux de bruit qui dépassent les limites sécuritaires. Dans plusieurs secteurs — foresterie, construction, industrie, agriculture — le bruit fait partie du décor de notre région.


Mais l’oreille ne s’adapte pas au bruit comme on le croit.


Les dommages qu’il cause sont permanents.



Les signes que l’on banalise



Vous pourriez reconnaître certains de ces éléments :


  • Vous comprenez moins bien dans les restaurants.

  • Vous trouvez que les gens marmonnent.

  • Votre conjointe ou conjoint vous dit que la télévision est trop forte.

  • Vous entendez un sifflement après le travail.

  • Vous êtes plus fatigué mentalement en fin de journée.

  • Vous évitez certaines conversations parce que c’est exigeant.


Ce ne sont pas « juste des signes de vieillissement ».


Ce sont souvent les premiers indices d’une perte auditive liée au bruit.




Et si c’était lié à votre travail ?



La surdité professionnelle est reconnue par la CNESST au Québec lorsqu’elle est causée par l’exposition au bruit au travail.


Beaucoup de travailleurs ignorent qu’ils pourraient être admissibles.


Même ceux qui sont à la retraite.


Même ceux qui ont quitté le milieu industriel depuis des années.


La question n’est pas :

« Est-ce que j’entends encore ? »


La vraie question est :

« Est-ce que mon audition a été affectée par ma carrière ? »




Pourquoi ne pas attendre ?



Plus on attend :


  • plus le cerveau s’adapte à moins entendre certaines fréquences

  • plus la compréhension devient difficile

  • plus l’effort d’écoute augmente

  • plus la fatigue s’installe



Intervenir tôt permet :


  • de documenter votre audition

  • d’établir un lien clair avec votre historique de travail

  • de préserver ce qu’il vous reste d’audition

  • d’amorcer une démarche CNESST si nécessaire



Un test aujourd’hui peut faire toute la différence demain.




Ce que permet une évaluation de votre audition



Une évaluation auditive fait par un audilogiste indépendant permet :


  • d’analyser précisément votre profil auditif

  • de comparer votre perte aux critères de reconnaissance

  • de vérifier si vous êtes admissible à une réclamation CNESST

  • de vous expliquer clairement vos options



Ce n’est pas une obligation.

Ce n’est pas un engagement.


C’est une prise de conscience.

Une photo exacte de votre audition en date d'aujourd'hui




Une réalité bien d’ici



Au Saguenay, dans le Haut-du-Lac St-Jean, dans les milieux forestiers et industriels, le bruit fait partie de l’histoire de milliers de travailleurs.


Votre audition aussi fait partie de cette histoire.


Elle mérite d’être évaluée avec rigueur




Une simple question à vous poser



Si vous pouviez revenir 10 ans en arrière et protéger davantage votre audition… le feriez-vous ?


Alors pourquoi attendre encore ?




Rôle de la CNESST : reconnaissance et indemnisation




1. Qu’est-ce qu’une maladie professionnelle ?



La loi québécoise définit une maladie professionnelle comme une maladie causée directement par l’environnement ou les tâches liées au travail. La surdité liée à l’exposition au bruit peut donc être reconnue comme telle. 



2. Conditions d’admissibilité



La CNESST peut accepter une déclaration de surdité professionnelle même si l’atteinte n’est pas majeure.


  • Infra-barème : la perte est reconnue et donne droit à des services professionnelles (ex. aides auditives), mais pas à une indemnité pour préjudice corporel.

  • Supra-barème : perte équivalente donnant droit à une indemnisation.  Le montant est défini selon la sévérité de la perte occasionnée par votre milieu de travail




3. Les démarches pour l'ouverture d'un dossier auprès de la CNESST en lien avec une surdité professionnelle 


Si vous pensez être admissible à la reconnaissance ou à l'indemnisation, il est important de suivre ces étapes : 

  1. Faire une évaluation auditive complète avec un audiologiste

  2. Effectuer une ouverture de dossier auprès de la CNESST avec par un médecin expert ou un ORL

  3. Vous pouvez également accéder à une prise en charge complète par un de nos professionnels qui vous guidera dans la complétion de vos formulaires de la CNESST



La CNESST examinera ensuite l’admissibilité, et si la perte est acceptée comme maladie professionnelle, elle peut offrir :


  • des prothèses auditives remboursées

  • les services d’ajustement, entretien et suivi

  • parfois une indemnisation pour préjudice corporel 



Même un travailleur qui n’est plus exposé au bruit ou qui est retraité peut faire une réclamation si le lien avec un ancien emploi est clairement documenté. 



Prenez rendez-vous.


Que vous soyez encore en emploi ou à la retraite.


Que vos symptômes soient légers ou déjà installés.


Une consultation sans-frais * avec un professionnel de la santé auditive permet de clarifier votre situation, de documenter votre expérience professionnelle et de savoir si une démarche CNESST est pertinente.

*Offre permanente






 
 
 

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